RÉF.: R40800
| Gamme de prix: | Plus de €25.000,00 |
| Description: | tapis Kinheim |
| Dimensions: | L527xB403 |
| Origine: | Europe, Pays-Bas |
| Période: | 1880-1940 |
| structure: | pile : laine / chaîne et trame : cellulose |
| Technique: | Noué à la main |
Les couleurs des photos peuvent dévier de la réalité. Les fourchettes de prix ainsi que les mesures indiqué sur le site, sont indicatif et non contraignant. Il est possible que des tapis qui sont encore en ligne, ne sont plus disponible à la galerie.
En même temps que dans les « Koninklijk Vereenigde Tapijtfabrieken » de Moordrecht, Rotterdam, Amsterdam et Deventer, des tapis étaient également fabriqués à Beverwijk dans les ateliers de Kinheim.
Cet atelier fut fondé en 1910 par Hendrik Godefridus Polvliet et en dix ans, l’entreprise acquit une grande renommée à travers les Pays-Bas grâce à sa qualité et son originalité artistique. Ses propres designs inspirés de motifs orientaux trouvèrent rapidement leur place sur des bateaux, dans des palais, des résidences privées et des salles de conseil. Le 19 mai 1926, l’entreprise obtint le prédicat « Royal ». Le fondateur ne vécut pas ce couronnement, car il décéda le 17 juin 1923. Sa veuve, Cornelia Maartina Polvliet-Hoogstraaten, poursuivit l’activité. La nouvelle dénomination devint Koninklijke Handtapijtknoperij « Kinheim ».
Après une première période de prospérité, l’atelier subit un revers dû à la Première Guerre mondiale. Suivit alors une grande floraison dans les années vingt. Le nombre important de commandes employa alors plus de 60 filles et femmes. Durant la crise des années trente, l’entreprise survécut en se tournant vers des techniques plus simples. À cette époque, on produisit le tapis « konkita » moins cher, tissé avec des nœuds grossiers et du matériel non teinté.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise, passée en 1941 aux mains de M. Keizer à Hilversum, cessa ses activités.
Après 1945, les travaux reprirent sous la direction de M. et Mme Mastenbroek. De nombreuses grandes commandes furent ensuite réalisées pour des bâtiments publics, des navires et des entreprises. L’entreprise comptait en moyenne 30 à 40 travailleuses, ce nombre atteignant parfois une soixantaine.
À cause d’un intérêt changé, couplé à des circonstances économiques modifiées, la demande de tapis faits main diminua fortement. Les tapis faits main furent de plus en plus remplacés par des revêtements de sol beaucoup moins chers, produits mécaniquement.
La dernière commande de « Kinheim » fut exécutée début 1973. En avril de cette année, l’atelier de Beverwijk ferma ses portes.
Sur le verso des premiers tapis Kinheim, on voit un motif semblable à une swastika. Dans ce contexte, ce signe renvoie à l’ancien symbole de bonne fortune et non à la signification plus chargée acquise par l’histoire du XXème siècle.
Après 1926, le swastika fut remplacé par une couronne. La couronne fait référence au prédicat royal de Kinheim et sert en fait de sceau de qualité ou de marque distinctive.
La valeur muséale des tapis Kinheim peut aussi se mesurer au nombre de pièces présentes dans les grands musées néerlandais. Une recherche a été lancée sur tous les tapis enregistrés. À ce jour, on sait que le Rijksmuseum en possède 4, le Amsterdam Museum 2, et le Textielmuseum de Tilburg 7.